Le ton est monté entre les institutions provinciales et le gouvernement central. Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a adressé une correspondance ferme au Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, à la suite de la destitution récente du gouverneur Paulin Lendongolia.
Dans sa lettre, Mateus Kanga Londimo dénonce ce qu’il considère comme une ingérence du pouvoir central dans les affaires internes de la province. Il met en garde contre toute démarche susceptible de fragiliser les institutions locales ou de remettre en cause les prérogatives de l’Assemblée provinciale.
« Faisant suite à votre correspondance qui, après examen minutieux de son contenu, risque de plonger inutilement les institutions provinciales dans l’instabilité, car les observations y relevées dénotent, à notre avis, une interférence politique voire judiciaire inconfortable », écrit-il au VPM de l’Intérieur.
Le président de l’organe délibérant de la Tshopo souligne par ailleurs que la Cour constitutionnelle est déjà saisie du dossier, suite à la requête introduite par le gouverneur déchu. Dès lors, insiste-t-il, toute initiative ou prise de position du ministère de l’Intérieur dans cette affaire serait inappropriée et contraire au principe de séparation des pouvoirs.
Un contexte politique tendu
La mise en cause du gouverneur Paulin Lendongolia a profondément divisé la classe politique provinciale. Certains élus accusent le gouvernement central de chercher à influencer le processus institutionnel, tandis que d’autres estiment que l’intervention du ministère de l’Intérieur vise à garantir la stabilité administrative.
Pour l’heure, la balle est dans le camp de la Cour constitutionnelle, qui devra trancher sur la légalité de la destitution. En attendant, Mateus Kanga Londimo appelle au respect strict des institutions provinciales et à une collaboration républicaine entre les différents niveaux de pouvoir.
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