L’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, peut souffler. Ce dimanche, au Palais du Peuple, les députés nationaux ont massivement rejeté la demande du procureur général près la Cour de cassation visant à lever ses immunités parlementaires.
Selon les résultats issus de la plénière tenue à huis clos, 357 députés ont voté contre le réquisitoire, tandis que seulement 7 ont soutenu la requête, et 6 se sont abstenus. Ce vote met temporairement un terme aux poursuites judiciaires envisagées contre l’ex-ministre, soupçonné dans une affaire dont les détails n’ont pas été rendus publics.
Un vote politique ?
Ce rejet massif pose la question de la solidarité parlementaire autour de certaines figures de la classe politique. Nicolas Kazadi, longtemps considéré comme l’un des piliers technocratiques du régime Tshisekedi, semble toujours bénéficier d’un soutien considérable dans les rangs de la majorité.
Le fait que la séance se soit tenue à huis clos ne manque pas de susciter des interrogations dans l’opinion. Plusieurs voix de la société civile réclament désormais plus de transparence, tandis que d’autres dénoncent une justice à géométrie variable.
Pas d’audition prévue
En l’état, Nicolas Kazadi ne sera pas auditionné par la justice, du moins tant qu’il conserve son statut de député. Il reste à voir si de nouvelles démarches judiciaires seront engagées, ou si l’affaire s’éteindra définitivement dans les couloirs du Palais du Peuple.
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