Le vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique. Il a sollicité auprès du Trésor public une enveloppe de 128,8 milliards de francs congolais, soit près de 60 millions de dollars, pour financer l’achat de vivres destinés aux célébrations de fin d’année.
La Première ministre, Judith Suminwa, est allée encore plus loin : elle a porté le montant à 132,5 milliards de CDF, selon les documents consultés.
Cette décision fait grincer des dents dans un contexte où les tensions sociales s’accumulent. Les fonctionnaires sont payés avec retard, les soldats et les combattants Wazalendo abandonnent des positions faute de moyens, et le pays fait face à une crise économique qui frappe durement les ménages.
Pour de nombreux observateurs, les priorités budgétaires d’Adolphe Muzito, qui revendique pourtant une sensibilité socialiste étonnent et interrogent. Certains y voient même le deuxième scandale majeur de sa jeune carrière gouvernementale.
Autre motif d’indignation : les vivres ainsi financés seront réservés aux membres des institutions, excluant totalement la population, déjà éprouvée et en quête d’un soutien tangible.
Alors que la majorité des Congolais peinent à assurer leurs besoins essentiels, cette dépense apparaît, pour beaucoup, comme un symbole de déconnexion entre dirigeants et citoyens.
Un « cadeau » de fin d’année qui passe mal, et qui risque de laisser des traces dans l’opinion.
Rédaction

