Le consortium des organisations non gouvernementales de défense des droits humains (ONGDH) monte au créneau après l’interpellation récente du général Pierre Banywesize, commandant-adjoint des opérations militaires à Dungu, dans la province du Haut-Uele. Depuis son arrestation, survenue il y a une semaine à Kinshasa, le haut gradé de l’armée congolaise reste détenu dans un lieu inconnu, selon les informations relayées par plusieurs acteurs de la société civile.
Dans un communiqué transmis à la rédaction, ces organisations dénoncent une détention jugée arbitraire et contraire aux normes internationales relatives aux droits humains. Elles rappellent que le général Banywesize était en attente de transfert à l’étranger pour recevoir des soins médicaux au moment de son interpellation.
Une détention jugée préoccupante
« Cette façon de détenir des compatriotes congolais dans des conditions contraires aux normes internationales des droits nous interpelle tous », a déclaré Muke Pablo, représentant de l’Observatoire citoyen des droits et de lutte contre la corruption en RDC (OCDIC-RDC). Il appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire : « S’il y a des faits qui lui sont reprochés, qu’il soit présenté à son juge naturel dans le respect de la procédure. La transparence et la justice doivent prévaloir », a-t-il insisté.
Des accusations d’enlèvement
Dans une déclaration commune, le consortium des ONGDH ainsi que les membres de la famille du général parlent d’un véritable enlèvement. Aucun mandat officiel n’aurait été présenté au moment de son arrestation, et aucune communication officielle n’a été faite depuis pour expliquer les raisons de sa détention ou indiquer le lieu où il se trouve.
La famille tire la sonnette d’alarme
La famille biologique du général Banywesize exprime une profonde inquiétude, surtout au regard de son état de santé fragile. Emilienne Baseme, proche du militaire, témoigne :
« Nous, famille biologique du général Pierre Banywesize Bulanga, sommes dans l’obligation de contacter la communauté, tant nationale qu’internationale. Cette disparition est préoccupante. Son absence et le manque d’informations nous plongent dans une angoisse profonde », a-t-elle déclaré.
Un appel à la transparence et au respect des droits
Les activistes des droits humains exhortent les autorités congolaises à garantir le respect des droits fondamentaux du général Banywesize. Ils demandent sa libération immédiate ou, à défaut, sa comparution devant une instance judiciaire compétente.
Pour eux, ce dossier est un test de crédibilité pour l’État de droit en RDC, à un moment où le pays tente de renforcer sa légitimité institutionnelle et son image à l’international.
Rédaction

