Dans un contexte politique national marqué par des tensions persistantes et des fractures croissantes, Jean-Marc Kabund, ancien président de l’Assemblée nationale et figure politique influente en République démocratique du Congo, tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration ferme et lucide, il met en garde contre la polarisation du débat politique et les dangers d’une opposition construite sur la diabolisation de l’autre.
« Créer un camp autoproclamé de « la patrie » opposé à un autre qualifié d’ »anti-patrie » constitue une erreur stratégique majeure. »
Pour Kabund, cette logique binaire nuit profondément à toute tentative de réconciliation et rend quasi impossible l’instauration d’un climat propice à un dialogue national. Il rappelle que seule une approche inclusive et apaisée peut permettre de surmonter les crises actuelles et d’aller vers une paix durable.
« Une telle approche est incompatible avec la résolution pacifique du conflit que nous appelons de nos vœux par le biais du dialogue. Elle compromet sérieusement les maigres chances restantes de réconciliation entre les filles et les fils de la République démocratique du Congo, et nuit à l’indispensable cohésion nationale. »
À travers ses mots, Jean-Marc Kabund plaide pour l’ouverture d’un dialogue sincère, urgent et surtout inclusif, capable de réunir toutes les composantes de la nation, au-delà des partis, des égos et des intérêts personnels. Il interpelle la classe politique et les institutions :
« Nous lançons un appel pressant à l’organisation d’un dialogue sincère, inclusif et urgent, avant qu’il ne soit trop tard. Notre peuple a besoin de paix, non de luttes d’intérêts ou de positionnements personnels. »
Un message fort qui vient rappeler, à l’heure où la scène politique congolaise se radicalise, que l’unité nationale ne saurait se construire dans l’exclusion, encore moins dans la stigmatisation. La balle est désormais dans le camp des décideurs, alors que le peuple congolais attend des actes concrets en faveur de la paix.
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