Le partenariat récemment signé entre la République démocratique du Congo et le FC Barcelone continue de susciter des interrogations au sein du public sportif. Alors que des millions de dollars sont mobilisés pour collaborer avec des clubs européens de renom, une question revient avec insistance : pourquoi l’État ne déploie-t-il pas la même énergie pour soutenir les clubs locaux, confrontés à de graves difficultés financières et logistiques ?
Interpellé sur le sujet, le ministre des Sports, Didier Bidimbu, a donné sa position :
« Les clubs congolais sont des entreprises privées. Si l’État commence à leur distribuer de l’argent, cela pourrait conduire à une politisation du sport et à des sanctions. L’État n’intervient qu’auprès des clubs qualifiés en compétitions interclubs africains. Nous avons même ajouté des primes pour les championnats nationaux. »
Une explication qui peine toutefois à convaincre une partie des supporters et analystes. Pour beaucoup, il serait logique que l’État mise davantage sur le football local, afin d’offrir aux équipes congolaises les moyens de se développer et de rivaliser avec les grands clubs du continent.
Car si l’accord avec le FC Barcelone vise à accroître la visibilité internationale de la RDC, la réalité quotidienne des clubs reste préoccupante : infrastructures insuffisantes, budgets limités, déplacements compliqués et manque criant de sponsors.
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