Le climat autour de l’élection du président du Conseil National de la Jeunesse de la RDC (CNJ-RDC) continue de se dégrader. Ce qui devait être un exercice démocratique au service de la jeunesse congolaise se transforme peu à peu en source de tensions, de soupçons et de désillusions.
Plusieurs candidats engagés dans la course à la présidence du CNJ ont annoncé leur retrait, dénonçant un processus « entaché d’irrégularités », jugé injuste, peu crédible, voire dangereux.
Parmi eux, Prisca Manyala, figure engagée de la jeunesse, a déclaré : « Par souci d’éthique, je me retire de la course à la présidence du CNJ-RDC. Le processus, entaché d’irrégularités, ne garantit ni équité ni crédibilité. Chers Jeunes ! Restons mobilisés pour des processus transparents et inclusifs au service de notre Nation, notre jeunesse. »
Un message fort qui a été rejoint par une autre voix influente, Moïse Mundongo, qui évoque, en plus, un climat de menaces et d’intimidation :
« Pour raison de probité morale, je me retire de la course à la présidence CNJ-RDC. Le processus, entaché d’irrégularités, menace de mort et intimidation ! Chers jeunes Congolais et Kinois, restons connectés pour des nouvelles orientations. »
Ces retraits successifs soulèvent de sérieuses inquiétudes sur la transparence et la crédibilité du scrutin, censé refléter les aspirations de la jeunesse congolaise.
Des voix s’élèvent désormais pour appeler à une restructuration du processus électoral, dans un souci de justice, d’équité et de respect des valeurs démocratiques. La jeunesse, déjà souvent marginalisée dans les sphères de décision, mérite mieux qu’un simulacre électoral.
Rédaction

