Le climat politique s’intensifie au Sénat congolais. Le poste du 2ᵉ vice-président, occupé par Modeste Bahati Lukwebo, est aujourd’hui au cœur d’une forte turbulence institutionnelle après le lancement d’une pétition visant sa destitution.
Introduite lundi, cette démarche parlementaire connaît une évolution rapide. Selon son initiateur, elle aurait déjà recueilli 83 signatures, un chiffre largement supérieur au seuil requis de 22 signatures pour être jugée recevable, conformément au règlement intérieur de la chambre haute.
Face à cette situation, une commission spéciale devrait être mise en place dès ce mercredi afin d’examiner le fond de la pétition. Dans la foulée, les sénateurs sont convoqués en séance plénière le mercredi 18 mars 2026 à 13h00 pour statuer sur la suite à donner à cette affaire.
L’annonce a été faite par la rapporteure du Sénat, Nefertiti Ngundianza, confirmant ainsi l’accélération du processus institutionnel autour de ce dossier sensible.
Malgré la pression croissante et les spéculations, Modeste Bahati Lukwebo n’a, à ce stade, pas présenté sa démission. Une position qui laisse présager un bras de fer politique dans les heures et jours à venir.
L’issue de cette affaire est désormais suspendue aux conclusions de la commission spéciale et aux débats en plénière, qui s’annoncent particulièrement suivis.
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