Un vent de colère et d’incompréhension souffle actuellement sur l’Inspection Générale du Travail, à la suite de la réhabilitation jugée controversée de Jean-Claude Mboma Muyuku au poste de Secrétaire général du ministère du Travail. Une décision administrative qui passe mal auprès de nombreux agents et observateurs du secteur, tant elle semble en contradiction avec des faits antérieurs qualifiés de graves.
Selon plusieurs sources internes concordantes, Jean-Claude Mboma Muyuku avait été suspendu par l’ancien ministre du Travail pour des manquements sérieux à l’éthique et à la discipline professionnelle. Parmi les reproches évoqués figureraient des cas répétés d’ivresse, y compris durant les heures de service, ainsi que diverses bavures administratives ayant affecté le bon fonctionnement de l’administration.
Malgré ce passif, sa remise en fonction serait intervenue à la faveur de la mise en place des nouveaux ministères, sans qu’aucune communication officielle claire ne vienne expliquer les motivations de cette décision. Une opacité qui alimente les soupçons, les frustrations et un profond malaise au sein de l’institution.
Plus préoccupant encore, des témoignages internes font état de propos tenus après sa réinstallation, dans lesquels le Secrétaire général aurait exprimé son intention de « chasser tous les Katangais » de son administration, sans justification professionnelle. Des déclarations perçues comme tribalistes et discriminatoires, qui ravivent de vieilles fractures et fragilisent davantage un climat de travail déjà tendu.
Dans un ministère censé défendre les droits des travailleurs, promouvoir la justice sociale et garantir l’égalité de traitement, ces accusations soulèvent de lourdes interrogations sur la gouvernance, l’éthique et l’impunité au sein de l’administration publique.
Aujourd’hui, une question revient avec insistance dans les couloirs de l’Inspection Générale du Travail :
comment un cadre précédemment suspendu pour des faits graves peut-il être réhabilité sans explication officielle, et quelles garanties existent pour prévenir les dérives dénoncées ?
Face à l’ampleur du malaise, de nombreux agents appellent les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire, afin de préserver la crédibilité du ministère du Travail et d’éviter que des décisions controversées ne continuent à miner la confiance au sein de l’administration publique.
Rédaction

