Souvent critiqué pour sa discrétion sur la scène publique, Aimé Boji, Président de l’Assemblée nationale, a finalement brisé le silence… pour mieux l’expliquer. Face aux remarques récurrentes sur sa rareté médiatique et ses prises de parole peu fréquentes, le patron de la Chambre basse assume pleinement son style de leadership.
« Parler peu n’a jamais empêché de bien diriger. L’efficacité ne se mesure pas au volume de voix, mais à la qualité de la conduite des débats », a-t-il déclaré.
Une sortie qui en dit long sur sa conception du pouvoir et de la gestion institutionnelle.
Le choix de la sobriété
Dans un contexte politique souvent marqué par des déclarations à répétition et des polémiques publiques, Aimé Boji revendique une approche différente : celle de la sobriété et de l’efficacité silencieuse. Pour lui, le rôle du Président de l’Assemblée nationale n’est pas d’occuper l’espace médiatique, mais de garantir le bon fonctionnement de l’institution, la discipline parlementaire et la qualité des débats.
Ce positionnement tranche avec les attentes de certains observateurs qui associent leadership et visibilité constante. Boji, lui, préfère laisser parler les actes.
Diriger sans bruit, mais avec méthode
À la tête de l’Assemblée nationale, Aimé Boji estime que la vraie autorité s’exerce dans l’organisation, l’arbitrage et la capacité à faire avancer les dossiers, loin des micros et des caméras. Selon ses proches, cette méthode vise à apaiser les tensions, favoriser l’écoute entre députés et recentrer l’institution sur ses missions essentielles.
Son silence n’est donc pas une absence, mais un choix stratégique.
Une réponse aux critiques
En assumant publiquement son style, le Président de l’Assemblée nationale envoie un message clair à ses détracteurs : le leadership ne se crie pas, il se prouve. Pour Aimé Boji, ce sont les résultats des travaux parlementaires, la tenue des plénières et la qualité des lois votées qui constituent les véritables indicateurs de performance.
Dans une classe politique où la parole est parfois utilisée comme un outil de mise en scène, cette posture suscite autant d’interrogations que de respect.
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