La tension monte au sein de la direction provinciale des péages du Haut-Katanga. Plusieurs agents, qui affirment ne pas avoir perçu leurs salaires depuis plusieurs mois, annoncent la préparation d’une marche de colère pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « gestion opaque et orientée vers des intérêts politiques ».
Selon des témoignages recueillis ce mercredi, les travailleurs concernés disent traverser une situation sociale critique. Certains évoquent des loyers impayés, des difficultés à subvenir aux besoins de leurs familles et un climat de démotivation généralisée au sein du service. « Nous travaillons sans être payés. Pendant ce temps, on nous parle de priorités budgétaires qui ne nous concernent jamais », confie un agent sous couvert d’anonymat.
Les protestataires pointent directement la responsabilité du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula. Ils l’accusent d’orienter les ressources provinciales vers le financement de réseaux de lobbying et l’achat de soutiens politiques, dans le but, selon eux, de se maintenir à la tête de la province au-delà de l’intérim. Des accusations graves qui alimentent la colère des agents et renforcent leur détermination à se faire entendre publiquement.
« La province a des urgences : le paiement des agents, l’amélioration des infrastructures, les services sociaux de base. Mais nous constatons que d’autres priorités semblent primer », déplore un représentant du collectif des agents mécontents.
À ce stade, aucune date officielle n’a encore été communiquée pour la marche annoncée, mais les organisateurs affirment que les démarches administratives seraient en cours. Ils promettent une mobilisation « pacifique mais ferme » afin d’alerter l’opinion publique provinciale et nationale sur leur situation.
Du côté du gouvernorat, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée au moment de la publication de cet article. Les services de communication n’ont pas encore répondu aux sollicitations de la presse.
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