Le ciel s’assombrit dangereusement au-dessus du Gouverneur Grâce Bilolo. Soupçonné de détournement de plus d’un million de dollars américains, le patron de l’exécutif du Kongo Central vient d’être officiellement livré à la justice par l’Assemblée provinciale qui l’avait pourtant porté au sommet du pouvoir provincial.
L’Assemblée lâche son gouverneur
Le signal politique est fort, sans ambiguïté. Le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central a voté à l’unanimité en faveur de l’ouverture des poursuites judiciaires contre le gouverneur. Une décision lourde de sens, qui marque une rupture nette entre l’exécutif provincial et l’organe délibérant.
Désormais, Grâce Bilolo est attendu devant la Cour de cassation, où il devra s’expliquer et présenter ses moyens de défense face aux accusations qui pèsent sur lui.
Une chute qui se profile
En coulisses, le constat est brutal : Grâce Bilolo serait assis sur une véritable chaise éjectable. Les soutiens politiques se font rares, et l’isolement du gouverneur semble s’accentuer de jour en jour.
Selon plusieurs sources concordantes, un successeur serait déjà en gestation au sein de l’UDPS, le parti présidentiel. Des manœuvres discrètes seraient en cours en vue d’une éventuelle relève dans les tout prochains jours, au cas où la situation judiciaire du gouverneur deviendrait intenable.
La fin d’un règne ?
Si la justice reste la seule à pouvoir établir les responsabilités pénales, le verdict politique, lui, semble déjà s’écrire. L’autorisation unanime des poursuites ressemble à un désaveu total, et pourrait marquer le début de la fin pour Grâce Bilolo à la tête du Kongo Central.
Le gouvernorat du Kongo Central entre dans une zone de fortes turbulences, et les prochains jours s’annoncent décisifs, tant sur le plan judiciaire que politique.
Rédaction

