Après les tensions internes ayant récemment secoué la chaîne radiotélé Amani de Kolwezi, où les journalistes et agents accusés plusieurs mois d’arriérés de salaire, un nouveau scandale à caractère social éclate au sein du FIDEC, le parti politique dirigé par Fifi Masuka. Cette fois, ce sont des agents affectés aux services généraux du siège du parti ainsi qu’au bureau de la présidente qui tirent la sonnette d’alarme.
Selon plusieurs témoignages recueillis sous couvert d’anonymat, ces travailleurs dénoncent des conditions de travail qu’ils qualifient d’inhumaines, marquées par des arriérés de salaires prolongés, des humiliations répétées et un climat de peur permanent. Certains agents affirment n’avoir perçu aucun salaire depuis près d’une année. Toute tentative de revendication exposerait, selon eux, à des menaces de licenciement sans indemnités, voire à des actes d’intimidation.
La situation sociale décrite est particulièrement préoccupante. « Je dors désormais dans la rue faute de moyens pour payer mon logement », confie l’un des agents, visiblement éprouvé. Il affirme continuer à travailler dans la crainte, tout en réclamant simplement le respect de ses droits les plus élémentaires.
Ces révélations contrastent fortement avec le discours public de Fifi Masuka, souvent présentée comme une figure du changement et de la bonne gouvernance dans la province du Lualaba. À ce stade, aucune réaction officielle de la direction du FIDEC n’a été enregistrée. Ce silence alimente les interrogations sur la gestion interne du parti et sur la réalité sociale vécue par ceux qui œuvrent pourtant à son fonctionnement quotidien.
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