La scène artistique congolaise est en deuil. Le peintre Chéri Chérin, de son vrai nom Kinkonda, s’est éteint, laissant derrière lui une œuvre foisonnante et profondément ancrée dans la réalité du peuple congolais.
Connu pour sa peinture « populaire », mêlant humour, critique sociale et scènes du quotidien, Chéri Chérin était bien plus qu’un artiste, il était chroniqueur de son temps, poète visuel, passeur de mémoire. Sa capacité à représenter la vie kinoise avec finesse et lucidité a fait de lui une figure emblématique de l’art en République Démocratique du Congo.
Dans un message empreint d’émotion, Henri Kalama, directeur général de l’Académie des Beaux-Arts, salue sa mémoire : « Maître Chéri Chérin, ton œuvre te maintiendra à jamais vivant en République Démocratique du Congo et bien au-delà de nos frontières. Va en paix. »
Son pinceau s’est arrêté, mais ses toiles continueront de parler pour lui. Chéri Chérin restera une voix essentielle dans l’histoire visuelle et sociale du Congo.
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