La création à Nairobi du mouvement « Sauvons la République Démocratique du Congo », porté par l’ancien président Joseph Kabila, suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
Le Dr Nzumala, figure du courant centriste, estime que ce retour de Kabila sur la scène politique est avant tout une conséquence directe de la mauvaise gouvernance du régime actuel. Selon lui, « si le pouvoir en place avait réellement mis en pratique son slogan “le peuple d’abord”, Kabila aurait disparu du paysage politique depuis longtemps ». Il accuse le gouvernement Tshisekedi d’avoir ravivé la nostalgie d’un système que le peuple voulait pourtant tourner en page.
Mais le Dr Nzumala ne s’arrête pas là. Il interpelle également Joseph Kabila, l’invitant à reconnaître publiquement le rôle du révérend Kutino Fernando, initiateur du concept « Sauvons le Congo » il y a près de vingt ans. « Kutino a payé de sa santé pour cette idée. Il mérite justice et reconnaissance », a-t-il souligné.
Pour le centriste, les querelles politiques congolaises ne doivent pas se régler à l’étranger, mais au Congo, entre Congolais, dans un esprit de dialogue et d’unité nationale.
Enfin, il adresse un message direct au président Félix Tshisekedi, l’appelant à davantage de retenue et de cohérence dans sa communication publique. Selon lui, les discours contradictoires du chef de l’État ne font qu’entretenir la confusion et la méfiance. Le Dr Nzumala plaide pour un dialogue national inclusif, seul moyen, selon lui, de restaurer la confiance, réconcilier les Congolais et consolider un leadership tourné vers l’avenir.
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