Face à la recrudescence de cas critiques non pris en charge dans les structures hospitalières, Son Excellence Dr Samuel Roger Kamba, Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, a convoqué une réunion de haut niveau avec les directeurs de tous les hôpitaux de la capitale. Objectif : rappeler avec fermeté une priorité claire et non négociable – l’accès immédiat aux soins d’urgence, quelle que soit la situation financière du patient.
Une décision sans équivoque : soigner d’abord, facturer ensuite
Dans une atmosphère empreinte de gravité mais aussi de responsabilité, le Ministre Kamba a réaffirmé l’interdiction formelle de refuser les soins aux patients en situation critique. Cette mesure, désormais encadrée par un arrêté ministériel, s’applique à toutes les structures sanitaires, publiques comme privées.
« L’humanité doit primer sur la comptabilité. Aucun Congolais ne doit perdre la vie faute de moyens au seuil d’un hôpital », a martelé le Ministre devant un parterre de médecins-directeurs.
Une marge obligatoire pour les urgences
Afin de rendre ce principe opérationnel, chaque hôpital devra constituer une marge de péréquation, c’est-à-dire une réserve financière spécifiquement dédiée à la prise en charge des cas urgents. Cette exigence vise à éviter que les structures hospitalières se trouvent sans solution face à des patients sans ressources immédiates, mais nécessitant des soins vitaux.
Un financement durable pour la santé
En soutien à cette dynamique, un décret signé par la Première Ministre instaure une nouvelle taxe de 2 % sur les produits importés, à l’exception des denrées alimentaires. Les fonds collectés serviront à moderniser les infrastructures hospitalières et à renforcer la qualité des soins d’urgence à travers tout le pays.
Le 151, numéro d’urgence pour tous
Pour veiller à l’application stricte de ces mesures et permettre à la population de signaler toute situation critique non prise en charge, le numéro d’urgence 151 est désormais actif. Accessible gratuitement, il permettra d’alerter rapidement les autorités sanitaires pour une intervention immédiate et coordonnée.
Avec cette série de décisions courageuses, le Dr Samuel Roger Kamba place la dignité humaine au cœur du système de santé. Reste à espérer que cette impulsion politique soit suivie d’une mobilisation effective sur le terrain pour que plus jamais, l’argent ne soit un obstacle au droit fondamental à la vie.
Rédaction

