Le décès tragique de Divine Kumasamba, après que les urgences de HJ Hospitals et Diamant auraient exigé une caution de 5.000 dollars avant toute prise en charge, continue de choquer l’opinion publique. Pour le député honoraire, Ados Ndombasi Banikina, ce drame fait tristement écho à sa propre histoire : en 2018, son père est décédé faute de soins rapides, une clinique ayant exigé une avance de 3.000 dollars.
“C’est une réalité inacceptable, que je connais personnellement. C’est pour cela que, dès 2022, j’ai déposé une proposition de loi sur l’organisation des soins d’urgence et pré-hospitaliers en RDC”, rappelle-t-il.
Mais cette initiative, pourtant essentielle, n’a jamais été examinée par l’Assemblée nationale. Selon lui, sa position politique dans l’opposition aurait pesé dans ce silence législatif. “J’ai même remis ce texte au ministre de la Santé, Roger Kamba, et à ses collaborateurs. Mais là encore, aucune suite.”
Face aux réactions politiques jugées superficielles, Ados Ndombasi appelle à des réformes structurelles : “Chaque année, des milliers de Congolais meurent dans l’attente de soins. Nos urgences sont devenues un lieu de business, dénué d’humanité. Il est temps d’agir. En profondeur. Et en urgence.”
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