La crise politique qui secoue l’Assemblée provinciale du Kasaï Central connaît un nouveau tournant. Le Ministère de l’Intérieur est désormais ouvertement pointé du doigt pour son rôle jugé ambigu dans l’aggravation de la situation, dénonce l’élu national, Marcel Tshipepele.
Après l’envoi de télégrammes jugés tendancieux, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, aurait ordonné de sécuriser le siège de l’Assemblée provinciale pour empêcher la tenue des plénières — pourtant jamais suspendues officiellement. Cette décision est perçue comme un acte de blocage délibéré du fonctionnement de l’institution provinciale.
Le député national Marcel Tshipepele dénonce ce qu’il qualifie de logique de déstabilisation, accusant le ministère d’être sous l’influence de certains acteurs locaux « bien connus et identifiés » qui, selon lui, imposeraient leur volonté au VPM Shabani.
« Nous prenons acte de l’incapacité du Ministère à gérer la crise… Avec notre peuple, nous tirerons toutes les conséquences », a-t-il averti, appelant à une vigilance accrue face à ce qu’il décrit comme une ingérence manifeste dans les affaires provinciales.
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