Il aura fallu de la patience, de la fermeté, et finalement une « opération musclée » pour faire bouger les choses. Ce mercredi, les 22 camions-remorques de la société Mino Congo, longtemps stationnés de manière anarchique entre le rond-point Diplomate (GB) à Gombe et l’arrêt Pharmacie à Bandalungwa, ont été évacués. Une victoire de l’autorité publique après de longs mois d’avertissements ignorés.
Une occupation illégale, un dialogue impossible
Selon le ministère provincial des Transports, ces véhicules obstruaient la voie publique « en totale violation de la réglementation en vigueur ». Malgré de nombreux avertissements et injonctions administratives, la société n’a jamais daigné réagir favorablement.
Le ministre provincial des Transports, Bob Amisso, s’est rendu sur les lieux pour superviser l’opération et constater l’état des lieux. Il a ensuite effectué une visite dans la concession de Mino Congo afin de tenter un dernier échange avec les responsables de la société.
Mais la tentative a tourné court. « Ils ont fait preuve de mauvaise foi. Ils ont catégoriquement refusé tout dialogue », confie une source proche du cabinet du ministre. Face à ce qu’il a considéré comme un mépris de l’autorité et un refus de se conformer à la loi, Bob Amisso a décidé de passer à l’action.
Une opération coup de poing saluée par la population
L’intervention a été rapide, ferme, et surtout saluée par les usagers qui dénonçaient depuis longtemps l’insécurité, les embouteillages et les nuisances provoquées par ces mastodontes bloquant la chaussée.
« Il fallait que ça s’arrête. On a cru que la ville avait capitulé, mais aujourd’hui on respire enfin », confie un habitant de Bandalungwa GB.
Un message clair envoyé aux récalcitrants
Avec cette opération, le ministre des transports de la ville de Kinshasa, Bob Amisso envoie un message fort : la tolérance zéro vis-à-vis de ceux qui bafouent les règles de l’espace public. L’hôtel de ville de Kinshasa, souvent critiquée pour son laxisme, montre ici qu’elle peut faire respecter l’ordre.
La suite ? Des sanctions pourraient suivre. Et d’autres entreprises dans la même situation sont désormais dans le viseur des autorités provinciales.
Rédaction

